Puisqu’on vient de quitter l’Argentine après presque deux mois et plusieurs milliers de kilomètres sur ses routes, on dresse une petite liste des choses qui nous ont amusé, marqué, mais surtout, qu’on peut vivre quand on est dans ce pays. Si vous n’y êtes jamais allé, on espère que ça vous donnera envie. À l’inverse, si vous avez déjà sillonné le pays, on espère que ça vous rappellera des souvenirs et l’envie d’y revenir. C’est parti, tu sais que tu es en Argentine quand…

1. À chaque fois que tu demandes la spécialité culinaire de la région, on te répond « asado » ou « parillas »

À la fin de nos aventures en Argentine, on s’en amusait, tellement c’est LA fierté des argentins: l’asado!
L’asado, c’est le barbecue. Et les parillas, les grillades. Quand on se rendait dans un office du tourisme, on demandait à chaque fois la spécialité locale, et systématiquement, la première réponse c’était « l’asado! ».
Ils font des asados partout, sur la plage, au camping, au bord d’un lac, dans quasiment chaque restaurant… Et une fois qu’on a goûté à la viande argentine, on comprend pourquoi. Elle est fondante, savoureuse, délicieuse. On a été impressionnés par le nombre d’aménagements en pierre qu’on a vu un peu partout pour que les gens puissent y faire un barbecue. Et par le nombre de kioskos – ces petits magasins et épiceries – qui vendent presque tous du charbon de bois! En plus de l’asado, on a aussi apprécié d’autres spécialités : l’immanquable dulce de leche, les délicieux alfajores, le cordero patagonico et de manière plus surprenante… les casa de té galloises et les pizzas!

2. Le papier toilette se jette à la poubelle, pas dans les WC

C’est aussi vrai pour d’autres pays d’Amérique du Sud, mais on ne s’en est réellement aperçus qu’en Argentine : pas de papier toilette dans les WC. Une fois que vous avez fini votre commission, il faut jeter votre papier hygiénique dans la poubelle. C’est quelque chose de vraiment étrange pour nous occidentaux, mais c’est comme ça ici, partout. Déstabilisant les premières fois, au final on s’y fait. Et si ça peut vous aider, c’est peut-être même meilleur pour l’environnement, vu qu’on évite de jeter du papier blanchi dans l’eau!

 

3. Tu croises des guanacos sur le bord des routes

Sûrement l’animal de Patagonie dont on se souviendra le plus, tellement on l’a vu, tellement il est symbolique et lié à l’histoire de la région. Le guanaco, c’est le cousin moins poilu du lama. Sur la Ruta 3 et sur la Ruta 40, on voit des troupeaux entiers sur le bord des routes profiter du désert. Il y en a tellement qu’il y a même un panneau pour signaler sa présence sur le bord des routes. On a croisé notre premier guanaco sur la péninsule Valdés, et le dernier un peu avant Esquel. Il a un air adorable, il est très craintif, mais il n’hésite pas malgré tout à traverser en plein milieu de la route avec ses congénères si l’herbe lui semble meilleure en face. Sauf à rester près des grandes villes, vous en croiserez forcément lors d’un périple en Argentine!

4. Les y et les ll se prononcent ch!

Gastón et Araceli nous avaient prévenu lors de notre passage à Córdoba : à partir de Buenos Aires, et dans tout le sud de l’Argentine, la prononciation de l’espagnol est un peu différente. Les clés deviennent les chaves, les fameuses parillas, des parichas, etc… On pensait que c’était une sorte d’accent de la capitale lors de nos premiers jours à Buenos Aires, mais cette prononciation qui nous a quand même un peu surpris au départ reste au moins jusque San Carlos de Bariloche. Un accent qu’on peut complètement oublier une fois la frontière avec le Chili traversée.

 

5. Tu peux rouler 200km sans croiser un village

Aussi bien sur la Ruta 3 que sur la Ruta 40, on a parfois pu faire vraiment des loooooongues distances, sans apercevoir un village. Parfois une étable, une station de communication, ou (mais c’est aussi possible de ne pas en voir non plus) une station essence au milieu du désert, mais à part ça, rien. Et c’est franchement agréable en fait. On peut contempler le paysage, regarder les animaux et profiter de la route. On s’arrête quand on veut pour prendre une photo ou boire un café. Finalement, on s’aperçoit que 200km ça n’est pas grand chose!

 

Ruta 3 Argentine Trous chaussée

 

Ruta 3 Argentine route mythique

 

6. Tu as goûté au fernet cola

Le premier cocktail argentin qu’on ait goûté, à Córdoba, et dont on a un peu abusé pour le nouvel an au volontariat. Un mélange du fernet italien et du coca-cola américain pour donner cette boisson typique de l’Argentine. À boire bien frais et à partager avec ses amis pour l’apprécier encore plus!

 

Fernet Cola Argentina !

 

7. Dans chaque ville, tu as une avenue San Martin, ou une place San Martin, ou les deux

Les argentins sont fiers de leur (courte) histoire. Forcément, parmi les événements majeurs qui la constituent, c’est leur indépendance de l’Espagne qui est probablement le plus important. Une indépendance qu’ils doivent au général José de San Martin, qui porte vraiment bien son nom ici. À tel point que dans chaque ville, on trouve une avenue San Martin, une plaza San Martin, des statues du général… Dans les grandes villes, dans les petits villages… Partout! C’est franchement impressionnant, et c’est un bel hommage. Impossible de passer à côté!

 

General San Martin Argentina

 

8. Tu vas faire le plein à la YPF

Pas de Total, de BP, d’Esso et encore moins de station essence au supermarché, pour faire le plein en Argentine, c’est surtout à la YPF qu’il faut se diriger. On a aussi croisé quelques stations Shell dans le nord du pays, et des Petrobras un peu partout, mais le leader c’est bien YPF. D’ailleurs, peu importe où tu fais le plein, c’est un pompiste qui le fait pour toi. Et il te propose même par moment de te laver le pare-brise! Le must pour les roadtrippers, c’est qu’en plus, on y trouve généralement du Wifi, et même parfois des douches ! Le grand luxe !

 

ypf

 

9. Les Îles Malouines sont toujours argentines

La ferveur nationale en Argentine, c’est quelque chose. On a été surpris a de nombreuses reprises par la fierté des Argentins d’appartenir à ce pays. Et l’un des plus grands traumatismes du pays, c’est sûrement le conflit avec le Royaume-Uni dans la lutte pour le contrôle des Îles Malouines. Si elles sont restées anglaises après la guerre des Malouines en 1982, dans le cœur des Argentins, elles leur appartiennent toujours. Un conflit de 3 mois seulement, qui a signé la fin de la dictature ici, et le retour à un régime démocratique. Un conflit qui aura fait un peu plus de 900 morts. Mais un conflit qui a marqué le pays, au point de voir apparaître un peu partout des panneaux Las Malvaninas son siempre Argentinas et des mémoriels en hommage aux héros du conflit, morts pour leur nation. C’est vraiment frappant, et surprenant.

 

Ushuaia
Le message est clair, les Anglais ne sont pas les bienvenus à Ushuaïa

 

10. Lionel Messi est considéré comme un excellent joueur, mais le dieu, c’est Diego Maradona

Quand on parle football ici, on arrive assez rapidement au sujet du meilleur joueur de tous les temps. Et si on pourrait croire que c’est Lionel Messi qui mérite ce titre en Argentine, les locaux n’ont d’yeux que pour Diego Maradona, qui est vraiment idolâtré. Il y a même une église qui lui voue un culte, l’Iglesia Maradoniana. Lionel Messi est perçu comme un top joueur, mais il serait parti trop tôt en Europe. Trop calme, moins bouillant que Maradona, les argentins lui reprochent de ne pas pleurer et de ne pas chanter l’hymne du pays quand il porte le maillot de l’Albiceleste. Tout l’inverse de Maradona!

 

 

On aurait aussi pu parler des noms des rues qui sont des dates (9 de Julio, 25 de Mayo…), du fait que certaines villes se donnent un titre de capitale nationale un peu facilement (la capitale nationale du trekking, celle de la cerise…) ou du nombre d’immigrés dans le pays (les italiens, les allemands, les gallois, les suisses…). Ce qui est sûr, c’est que l’Argentine est un pays magnifique, avec un territoire immense et varié, et que les argentins sont adorables. C’est un pays qui nous a vraiment plu, on s’y est fait des souvenirs magiques, et on y reviendra un jour pour y vivre d’autres aventures, c’est certain!

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À propos de l'Auteur

29 ans, passionné de photos, de nouvelles technos et de voyages, je viens du Nord de la France. Citoyen du monde (j'aime bien le terme !), j'adore le plein air, les randonnées en montagne, les promenades le long des plages... Connectés Déconnectés, c'est un projet qui me passionne dans toutes ses dimensions. Un an de découvertes, de fun et d'aventures, avec Aude et Hyouki !

4 Commentaires

  1. Salut, toujours très sympa et très marrant ce genre d’article. Pour Messi, c’est vrai qu’il n’a pas joué longtemps en Argentine du coup les argentins sont moins fan. Peut-être qu’il finira sa carrière en Argentine et que l’opinion des argentins sur lui changera.

    • Hello Planete3w !
      Et oui, les argentins ne le portent pas tellement dans leur coeur à cause de ça… mais c’est surtout la différence avec le traitement qu’ils réservent à Maradona qui est flagrante ! 😉

  2. Les « y » et les « ll » qui se prononcent « ch » c’est quelque chose de nouveau.
    Jusqu’aux années 80 elles se prononçaient « j ».
    Les vielles générations l’utilisent encore.

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